Jusqu’au 3 mars 2025, entrez en immersion dans l’histoire de la Chine impériale, à travers la dynastie Tang, dont une partie des œuvres sont présentées au musée Guimet. Laissez-vous éblouir par cette incroyable collection de trésors provenant de l’une des époques les plus prospères qu’ait connu l’empire chinois.
Depuis le 20 novembre dernier et jusqu’au 3 mars 2025, le musée Guimet propose à ses visiteurs, une exposition au cœur de l’empire de Chine et plus précisément sous la dynastie impériale des Tang. À travers un parcours qui présente la société chinoise sous les Tang et les progrès attribués à cette dynastie, notamment dans les arts et dans l’administration, vous pouvez admirer de nombreuses statues, ustensiles, poteries en terre cuite, en grès, composées ou non de pierres précieuses (argent, or, ou même jade).

Le musée présente ainsi le mode de vie des Chinois du VIIe au Xe siècle après J-C, notamment avec des pièces de toilette pour femmes, des vêtements, des accessoires, des outils comme des portes pinceaux ou bien de la vaisselle. Vous découvrirez la vie d’un Chinois dans la capitale de l’époque, Chang’an, le développement du commerce et l’ouverture de la Chine sur le monde, la philosophie, le monde des lettres, et d’une manière générale, comment cette dynastie a eu et continue d’avoir une influence considérable sur le pays qu’on connaît aujourd’hui.

À tel point, qu’on peut penser que les Tang ont été probablement en avance sur leur temps et qu’ils ont été des précurseurs dans le fonctionnement de l’administration chinoise. Successeurs de la dynastie Sui, les Tang forment en effet l’une des dynasties les plus importantes dans l’histoire de la Chine. Chang’an devient, sous les règnes des empereurs de cette famille impériale, une ville cosmopolite avec les échanges commerciaux par la Route de la soie ou par les voies maritimes. Ainsi, dans l’empire, on pouvait trouver des étrangers venus de divers horizons se mêler aux Chinois et à leur culture.
Une Chine ouverte sur le monde
On observe également, en ce qui concerne les arts et la littérature, un essor très important dans ces domaines, particulièrement pour la poésie (on compte près de 50 000 poèmes à cette période pour 2000 poètes), la peinture ou encore la calligraphie. L’un des plus illustres artistes de cette époque, Wang Wei, poète, musicien et peintre (701-761) incarne par excellence ce qu’on appelle « le lettré Tang ». Inspiré par le bouddhisme dont il est proche, il va l’intégrer au cœur de ses poèmes tout en y insufflant son amour pour la nature : « Je ne connais pas le monastère des Parfums Accumulés. Sur plusieurs lieues j’ai pénétré les hauteurs perdues dans les nuages. », écrit-il dans son œuvre Les Saisons Bleues.

Le poème se mélange à la peinture, la peinture au poème. Sous le règne des Tang, s’organisent également 3 courants de pensées qui vont structurer et contribuer au bon fonctionnement de l’État : le confucianisme, le taoïsme (très apprécié par la famille impériale) et le bouddhisme. En parallèle, comme preuve de l’ouverture chinoise sur le monde, des temples d’autres religions venues de l’extérieur vont être construits, ce qui va participer davantage aux échanges d’idées et de cultures. La Chine influencera elle-même la Corée et le Japon par le bouddhisme grâce à cette ouverture.

Avec cette exposition, vous aurez l’impression de voyager à travers le temps, dans une Chine impériale, ouverte d’esprit, influencée par les échanges avec le reste du monde et où les arts sont considérablement développés. Et cela s’observe particulièrement sous le règne de la seule femme devenue impératrice régnante dans l’empire du Milieu, Wu Zetian. La Chine des Tang est donc un empire unifié, prospère autant dans l’administration que dans la culture, échangeant avec le monde, qui va poser comme bien d’autres dynasties avant elle, les fondations de ce qu’est la Chine d’aujourd’hui. Vous l’aurez compris, c’est l’exposition à voir ce week-end !
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