Le 13 mai prochain, date de l’ouverture de la 78e édition du Festival de Cannes, l’acteur américain Robert De Niro recevra le prix honorifique de la Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
Après Woody Allen (2002), Tom Cruise (2022) ou encore Meryl Streep (2024), c’est au tour de Robert De Niro de recevoir la Palme d’or d’honneur. Près de 14 ans après avoir été Président du Jury en 2011, le Festival de Cannes a décidé de remettre ce prix honorifique à l’acteur de 81 ans, pour saluer ses 60 ans de carrière. L’acteur revendique une filmographie complète avec plus de 130 films et séries tournés, dont 10 longs-métrages présentés au Festival de Cannes, comme le dernier, Killers of the flower moon (2023) par son ami et réalisateur Martin Scorsese.
Un parcours sans fausse note
Le style De Niro est un mélange parfait entre le rôle d’anti-héros et un charisme qui fera de lui le mafieux hollywoodien phare de la relève du cinéma. Son amitié avec Martin Scorsese lui permet de passer du petit voyou au grand mafieux, notamment dans son rôle emblématique de Vito Corleone dans Le Parrain, 2e partie de Francis Ford Coppola (1974) ou plus tard celui de Jimmy Conway dans Les Affranchis (1990).
Cependant, le quadragénaire n’a cessé au cours de sa carrière de dénoncer notamment la perversité nouvelle du crime organisé et le dépérissement de l’État à travers ses rôles violents et manipulateurs. Son investissement dans les rôles va bien plus loin qu’une simple interprétation. Pour son premier rôle dans Taxi Driver (1976) il passe sa licence de chauffeur de taxi new-yorkais, de même pour New-York, New-York (1977) où il apprend à jouer du saxophone.

L’acteur réalise son premier long métrage, Il était une fois le Bronx (1993) aux côtés de Jane Rosenthal grâce à TriBeCa Productions. Plus tard, en 2002 après les attentats du 11 septembre, le TriBeCa Film Festival voit le jour pour redonner espoir et réunir les habitants traumatisés. Désormais, il compte parmi les plus attendus aux États-Unis.
Robert De Niro se réinvente en expérimentant le doublage en prêtant sa voix au roi des Minimoys dans Arthur et les Minimoys (2006). Il incarne dans de nombreuses comédies le personnage autoritaire comme dans la saga culte Mon beau-père et moi de Jay Roach (2001 à 2010), où il force le trait du beau-père psychorigide.

Un habitué du Festival de Cannes
Une nouvelle récompense s’ajoute au palmarès de l’acteur, réalisateur et producteur, déjà distingué par deux Palmes d’or avec les films Taxi Driver (1976) de Martin Scorsese et The Mission (1986) de Roland Joffe. « J’ai des sentiments très forts pour le Festival de Cannes. Surtout aujourd’hui, alors que tant de choses dans le monde nous séparent, Cannes nous rassemble. C’est comme si nous revenions à la maison », a-t-il commenté à l’annonce de la remise de cette Palme d’or d’honneur.
Il est d’ailleurs surnommé le « mythe du cinéma » par les organisateurs de l’événement. Le communiqué de presse à son sujet souligne également qu’« il est des visages qui se substituent au septième art et des répliques qui marquent la cinéphilie à jamais » avec son sourire connu par tous. Après avoir reçu sa Palme d’or d’honneur du Festival de Cannes, le lendemain, le 14 mai, il rencontrera les festivaliers à l’occasion d’une masterclass donnée sur la scène de la salle Debussy.
Une icône du 7e art qui marque le cinéma de son empreinte, grâce (entre autres) à ses répliques culte comme « You talkin’ to me ? » dans Taxi Driver.


