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Home Calme Arts - Livres

David Hockney, le temps comme matière première

Karine DessalebyKarine Dessale
09/04/2026
in Arts - Livres, Calme, LCVMagazine
min read4 min
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David Hockney peint encore, tous les jours, ou presque. À 88 ans, il continue de regarder le monde avec une attention presque obstinée, comme si rien n’allait de soi. Du 12 mars au 23 août 2026, la Serpentine Gallery de Londres lui consacrera une exposition d’envergure, A Year in Normandie and Some Other Thoughts about Painting.

Au cœur de l’exposition se déploie A Year in Normandie, une frise monumentale réalisée entre 2020 et 2021. Plus d’une centaine d’images peintes sur iPad, alignées comme un paysage continu. Le point de départ est modeste : le jardin et les alentours de son atelier normand. Le résultat, lui, est d’une ampleur méditative. Ce n’est pas une rétrospective mais plutôt d’un arrêt sur image ou, plus exactement, un arrêt sur mouvement. Hockney n’a jamais aimé se retourner. Et le titre de cette nouvelle exposition dit l’essentiel : il y est question de peinture, bien sûr, mais surtout de temps, de regard et de cette discipline quotidienne qu’est l’observation. Une année regardée, jour après jour.

peinture table
David Hockney, Abstraction Resting on a Red and White Checkered Tablecloth, 2025, Acrylic on canvas © David Hockney. Photo: Prudence Cuming

Les saisons y passent lentement. Le printemps s’installe, l’été épaissit les couleurs, l’automne assombrit la palette, l’hiver dépouille les arbres. Rien de spectaculaire, et c’est précisément ce qui retient l’attention. Hockney ne cherche pas l’événement, mais la répétition, le retour, la variation infime. Pendant que le monde se figeait au printemps 2020, lui continuait à regarder. Et à peindre. Rapidement, intuitivement, comme on tiendrait un journal visuel — sans récit linéaire, mais avec une constance presque obstinée.

Peindre pour ne pas céder

Cette persistance n’a rien d’anecdotique. Elle est au cœur de la pensée de Hockney, qui l’exprime avec une clarté désarmante : « J’ai toujours cru que l’art devait procurer un plaisir profond. Il y a énormément de souffrance partout, mais je pense que mon devoir d’artiste est de lutter contre la stérilité du désespoir. De nouvelles façons de voir entraînent de nouvelles façons de sentir. » La formule pourrait sembler emphatique. Elle ne l’est pas lorsque l’on se trouve face aux œuvres. Chez Hockney, cette conviction se manifeste avant tout par la couleur, le rythme, la continuité du geste. Peindre n’est pas un discours, mais une pratique. Une façon de rester attentif au monde.

À côté de la frise normande, l’exposition réunit une série de peintures récentes : cinq portraits et cinq natures mortes, réalisés spécialement pour la Serpentine. Les modèles sont des proches — famille, amis, soignants. Rien de mondain, rien de démonstratif. Les compositions sont frontales, parfois presque abruptes. Une nappe à carreaux revient d’un tableau à l’autre, motif domestique devenu structure visuelle. Les couleurs sont franches, parfois déstabilisantes. Les formes, légèrement instables. Hockney ne cherche ni la ressemblance parfaite ni l’effet psychologique : il vise une présence, directe, immédiate. Il aime rappeler que toute peinture figurative est déjà une abstraction. Ici, cette idée se perçoit sans qu’il soit nécessaire de la théoriser.

peinture cabane
David Hockney, A Year in Normandie (detail), 2020-2021, Composite iPad painting © David Hockney

Le paysage, prolongement de l’atelier

L’exposition se prolonge à l’extérieur avec une œuvre monumentale imprimée, installée dans le jardin de Serpentine North. Issue elle aussi de A Year in Normandie, elle représente une cabane perchée dans un arbre. Le motif est simple, presque enfantin, mais son installation en plein air crée un dialogue discret avec le parc, la lumière et les saisons réelles. Chez Hockney, le paysage n’est jamais un décor. Il est un lieu vécu, observé, habité. Depuis les collines du Yorkshire jusqu’aux piscines californiennes, puis aux vergers normands, il peint les espaces qu’il connaît intimement

On associe souvent Hockney à certaines images devenues iconiques. Lui n’y est jamais resté. Il a changé d’outils, de formats, de territoires, sans jamais abandonner la peinture. L’iPad, chez lui, n’est pas un signe de modernité affichée, mais un carnet élargi, un moyen de travailler vite, dehors, de saisir une lumière avant qu’elle ne disparaisse. Derrière la technologie, la question reste la même : comment voyons-nous ? Et comment traduire cette expérience sur une surface plane ? À 88 ans, Hockney ne donne pas de leçon. Il continue simplement de travailler. Et c’est peut-être là que réside la force tranquille de cette exposition.

Encadré biographique

Né en 1937 à Bradford (Royaume-Uni), David Hockney est l’une des figures majeures de l’art contemporain. Associé au Pop Art dans les années 1960, il s’impose rapidement par ses scènes californiennes et ses recherches sur la perspective. Peintre, dessinateur, photographe, scénographe et expérimentateur précoce des outils numériques, il n’a cessé d’interroger notre manière de voir et de représenter le monde. Installé aujourd’hui entre la Normandie et le Royaume-Uni, Hockney continue de travailler quotidiennement, fidèle à une conviction simple et persistante : aimer la vie, et la regarder attentivement.


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