À la demande, ce vendredi matin du préfet de Paris, au regard de la canicule présente sur l’ensemble du territoire national, les organisateurs de manifestations «de grande ampleur» prévues ce week-end à Paris comme les Solidays, la marche des Fiertés et le meeting d’athlétisme de Charléty, renoncent au lancement des événements culturels. La 28ème édition du festival Solidays n’aura pas lieu alors que plus de 250 000 festivaliers étaient attendus du 26 au 28 juin 2026, pour célébrer la solidarité sous l’égide de l’association Solidarité Sida. Entre exclusivités scéniques mondiales, engagement militant et nuits blanches jusqu’à l’aube, la cuvée 2026 promettait d’être historique.
Né en 1999 sous l’impulsion de Luc Barruet, Solidays n’est pas un festival comme les autres : c’est le premier à avoir été créé autour d’une cause. Depuis plus de 25 ans, il s’est imposé comme une « factory de l’engagement », transformant l’énergie de la jeunesse en une force de frappe solidaire monumentale. Le modèle est resté indépendant : son seul actionnaire demeure la solidarité.
L’ADN de Solidays : Une histoire de lutte et de cœur
Les chiffres donnent le vertige et prouvent l’impact réel de l’événement. Depuis sa création, Solidays a permis de récolter 100 millions d’euros pour la lutte contre le sida. Ces fonds ont financé plus de 2 550 programmes de prévention dans 40 pays et soutenu 118 projets de terrain rien que l’an dernier. Au-delà des concerts, c’est un véritable « carrefour des consciences » où l’on vient « baisser le son pour élever les consciences ».
L’une des grandes forces de Solidays réside dans son approche de la santé sexuelle et affective. Le festival se veut une « Safe Place » où l’on parle sans tabou de plaisir, de désir et de consentement. Cette mission est plus que jamais nécessaire : les organisateurs rappellent qu’aujourd’hui, selon différentes sources, un jeune homme sur six (15-25 ans) estime encore que mettre un préservatif est un signe de faiblesse.
Pour contrer ces préjugés, l’exposition interactive « Sex In The City » propose une déambulation de 45 minutes pour découvrir les sexualités sous toutes leurs formes. Un nouvel « E-space perso » y analysera l’influence des réseaux sociaux sur nos vies affectives. Symbole de cette prévention active, ce sont près de 4 000 km de préservatifs qui ont été distribués sur les pelouses de Longchamp depuis les débuts du festival. Au cœur du site, le Village Solidarité réunit 100 associations traitant de droits humains, d’environnement et de lutte contre l’exclusion.
Des pépites issues de la génération multiple
Cette année, l’affiche se structurait autour de trois piliers : le Rap, la Pop et la Rave à ciel ouvert. Le festival jouait la carte de l’exceptionnel avec des shows que l’on ne verra nulle part ailleurs. Le rap français était particulièrement à l’honneur. Orelsan, le rappeur aux 10 Accor Arena complets, a choisi Solidays pour son grand retour parisien après trois ans d’absence. À ses côtés, Gazo, le roi de la drill, offre au festival sa seule et unique date en France cette année. Le vendredi verra le retour fracassant de Gims, tandis que le duo Bigflo & Oli viendra présenter son nouvel album sur la grande scène.
Côté international, la programmation frappait fort cette année avec Major Lazer, qui reviennait à Paris pour son premier live depuis 2019. Les amateurs de sensations fortes ne devaient pas manquer le show hybride et exclusif unissant Vald x Vladimir Cauchemar x Todiefor, une proposition hors norme entre rap et hardcore. La scène pop sera illuminée par l’icône Zara Larsson et par Jade (ex-Little Mix), qui offre à Solidays l’exclusivité de sa date estivale.
L’arc « Slay All Day » proposait des moments avec Helena, passée en un éclair de la Star Academy au statut de superstar capable de faire plier les Zéniths. Pour une fête clubbing totalement décomplexée, Bilal Hassani foulera les scènes de Longchamp pour la première fois avec un show de 60 minutes conçu comme une ode à la liberté. La scène pop s’enrichit aussi de la poésie d’Iliona, qui réinvente la « bedroom pop », et de l’énergie de Suzane, qui utilise son art comme un instrument de prise de conscience collective.
Enfin, Solidays reste un bastion du rock et de l’hybridation avec le groupe Last Train, considéré comme l’un des plus puissants de sa génération, ou encore l’inclassable Zep, véritable « monstre scénique » multi-instrumentiste. Pour les amateurs de sensations fortes nocturnes, la « Rave à ciel ouvert » réserve des expériences insolites comme celle de Bardix le Gaulois, qui mêle techno et cornemuse, ou les sets « 100% good vibes » d’Upsilone.
Informations Pratiques Solidays 2026
Dates : Du vendredi 26 au dimanche 28 juin 2026.
Lieu : Hippodrome Paris Longchamp.
Billetterie : PASS 3 jours à partir de 39€ dès l’ouverture en décembre. Les derniers billets sont disponibles sur le site officiel.
Horaires de nuit : Programmation musicale jusqu’à 5h du matin.
Site internet : www.solidays.org.
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