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Home À la une

Béatrice de La Boulaye : “Je suis entourée de femmes éprises de liberté”

Camille SanchezbyCamille Sanchez
16/10/2025
in À la une, Arts - Livres, Calme
min read7 min
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Elle parcourt la France avec son spectacle Héroïnes, enchaîne les dédicaces de son livre Mammo Mia, et nous fait voyager en Martinique dans Tropiques Criminels, difficile de se passer de Béatrice de La Boulaye. Actrice, auteure, metteuse en scène, réalisatrice, à quoi on pourrait ajouter chanteuse et musicienne comme elle prouve dans son spectacle, elle déborde d’énergie. Entretien avec une héroïne inspirante et attachante, après sa prestation à Fontenay-Le-Comte (Vendée). 

Contente d’être de retour dans votre ville d’origine ? 

Grave ! Je disais tout à l’heure que j’avais réservé la salle il y a un an et demi. Ça fait très longtemps que je veux jouer à l’Espace René Cassin, qui est une très belle salle. C’est un honneur de revenir sur ces terres. Mes racines sont là, ma famille aussi, donc c’était important pour moi de me produire sur cette scène.

Où puisez-vous votre énergie débordante ? 

Beaucoup dans l’envie de faire rire, de raconter des histoires, de passer des messages, mais aussi grâce au public qui est une source d’énergie de dingue. Entendre des rires et voir plein de gens passer une bonne soirée, c’est évidemment un moteur pour moi.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans un seul en scène ?

Ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête et c’est un peu par accident que c’est arrivé. C’est grâce à ma cousine Célia en fait. On avait réservé une salle pour un autre spectacle qui ne s’est pas fait et elle m’a proposé d’y aller toute seule. Je voulais annuler mais quand elle m’a dit ça, j’ai écrit un truc un peu à l’arrache et j’ai passé une très bonne soirée. C’était un peu brinquebalant à l’époque, et puis de fil en aiguille, ça s’est affiné et c’est devenu ce spectacle Héroïnes.

Justement, comment pitcheriez-vous votre spectacle ? 

Le titre c’est Héroïnes et le sous-titre c’est “Épopée d’une misogyne en thérapie”. C’est un spectacle qui parle des aprioris qu’on a sur le masculin et le féminin et l’envie de tout faire exploser. Je pense qu’on est tous un peu enferrés dans des codes qui nous coincent et nous s’abordent les uns les autres. Je pense que les femmes aussi sont éduquées dans une certaine misogynie qui les mine elles-mêmes et entre elles.

Vous évoquez différentes héroïnes, historiques mais aussi familiales. Laquelle vous tient le plus à cœur ?

Je pense qu’on est fait de plein d’influences et effectivement je me rends compte à quel point j’ai eu de la chance d’être issue d’une lignée de femmes vachement fortes. Elles ont toujours eu de l’autorité, de la force et un sens de la liberté, sans avoir trop de barrières. Que ce soit mes grands-mères, ma mère, ma sœur ou mes cousines, je suis entourée de femmes éprises de liberté. C’est une chance et c’est ce que je reconnais chez les héroïnes qui sont portées par la grande histoire.

« J’ai vraiment cueilli mon énergie dans la force des autres »

Dans votre spectacle, vous arrivez à faire rire le public en parlant de votre cancer du sein. On sait que d’ordinaire, c’est une thématique qui ne prête pas forcément aux rires. Quel est le secret pour y parvenir ? 

C’est une façon de l’accepter plus facilement. Et puis, c’est une déformation. Il faut essayer de transformer les choses en blagues. À force d’en parler aux amis et de voir que ça les fait marrer, parce qu’il y a aussi un truc un peu absurde quand on se retrouve dans des parcours médicaux comme ça. Tout à coup on n’est plus nous-mêmes et on devient de la chair à médecine. Je pense que c’est une forme d’acceptation. 

Qu’est-ce qui a été le plus dur pour vous dans votre cancer du sein qui a duré 24 jours ? 

Le plus dur, c’est la déshumanisation d’un appareil médical, c’est-à-dire qu’on a un accompagnement médical vraiment top en France, mais tout à coup, on devient une mécanique à réparer. Il faut changer le joint de culasse, on va changer le joint de culasse. Et je n’ai pas trouvé ce milieu médical très réconfortant, même s’il était extrêmement fiable. C’est pour ça que je me suis beaucoup tournée vers les femmes. Ça a été la source de réconfort, notamment avec le partage d’expériences  : “Si tu veux, je te montre”, “Rappelle-moi quand tu veux”, “Tout ça sera derrière toi”. Ce sont des phrases d’être humain, parce qu’il y a une déshumanisation dans la médecine qui est due à leur quotidien. Je ne leur en veux pas du tout, mais je trouvais que c’était difficile.

Votre livre Mammo Mia, co-écrit avec la dessinatrice Bénédicte Voile, est disponible dans les librairies depuis le 9 octobre. Vous y parlez de votre cancer de façon humoristique mais aussi informative. C’était une volonté de votre part de mélanger ces deux styles ? 

Je vais rendre à César ce qui lui appartient. C’est Bénédicte Voile, ma co-autrice et illustratrice, qui m’a appelée et m’a proposé de faire un roman graphique. Le but était d’accompagner les femmes, en tout cas de les encourager au dépistage précoce, en employant un ton plus léger et plus décomplexant, qui ne dit pas que c’est une grosse étape d’aller se faire mammographier. Je lui ai répondu que si elle y trouvait un intérêt à partager cette chose-là, j’y participais avec grand plaisir. On s’est vues plusieurs fois, je lui ai livré mon histoire, j’ai fait quelques corrections, mais c’est elle qui a mené le projet. Et pour information, mes droits d’auteur reviennent à l’association nantaise Ma Parenthèse, qui accompagne les femmes en situation de cancer jusqu’à un an après leur rémission.

Quel message aimeriez-vous donner aux femmes qui se battent actuellement ?  

Il faut en parler, être entourée, ne pas s’isoler. J’ai vraiment cueilli mon énergie dans la force des autres, de l’entourage et de la sororité. Les hommes aussi ont été très présents. 

Dans votre livre, votre compagnon explique avoir peur de ne pas être à la hauteur de cette épreuve. 

Je pense que c’est difficile d’être accompagnant et qu’il faut faire ce qu’on peut et proposer ce qu’on sait faire. Dans mon cas, on a fait avec les peurs et les envies de mon mari. Il s’occupait de notre fille, l’a emmenée en vacances pendant que je me faisais opérer. J’ai aussi mis en place un système avec plein de copains. Ils sont passés, se sont relayés, m’ont fait la bouffe, le ménage, la papote et mon mari tenait son rôle très bien. 

« Je n’ai pas dit mon dernier mot avec la Martinique »

Beaucoup de lecteurs vous connaissent à travers le personnage de Gaëlle Crivelli dans la série Tropiques Criminels. Qu’avez-vous en commun avec elle ? 

Pas mal de choses. L’énergie, l’inconvenance, le côté sociable, très libre et kiffeur. Je pense qu’on est toutes les deux des grosses fêtardes (rires). Après, elle est plus en colère que moi et moins stable en amour. On s’est pas mal nourries l’une et l’autre et je ne saurais plus trop dire où est la frontière entre les deux.

Comment arrive-t-on à se détacher d’un personnage qu’on a porté aussi longtemps ? Vous préparez-vous déjà à lui dire au revoir ?

On en reparlera dans un an et demi (rires). Souvent je pleure avant et comme ça le jour J, j’ai fait mon deuil. Bien sûr que ça va être très difficile parce que ce n’est pas un petit événement. C’est un énorme chamboulement dans ma vie. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot avec la Martinique. De savoir que ce n’est pas fini tout de suite, me donne l’occasion depuis un an ou deux de commencer à dessiner des projets là-bas. J’ai créé un collectif qui s’appelle les Courts Courts où on fait des courts-métrages avec des talents locaux. J’ai des projets de longs-métrages, de documentaires, de comédie tour, même d’achat de bar.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ? 

Des salles pleines pour mon spectacle Héroïnes. L’ambiance est géniale quand les salles sont pleines. J’ai envie de partager ce spectacle avec un maximum de personnes avant qu’il ne s’arrête en 2026. Et pour le livre Mammo Mia, qu’il fasse rire et qu’il réconforte un maximum de gens. 

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Camille Sanchez

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Journaliste plurimédia, Camille Sanchez a un attachement à l'univers de la gastronomie. À l'affût des nouvelles adresses et des tendances food, elle aime vous faire découvrir les produits de nos régions et ses producteurs. Ayant plusieurs cordes à son arc, elle vous propose également des plongées dans les festivals de musique, des focus sur des séries télé et des expositions mais vous invite aussi à découvrir la pelote basque. Une véritable touche-à-tout !

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