À l’extrémité d’une langue de terre ostréicole, le Cap-Ferret s’impose comme un sanctuaire où la nature déploie sa puissance tranquille, coincée entre l’Atlantique sauvage et la douceur du bassin d’Arcachon. C’est dans ce décor de « bout du monde », entre la flèche du Mimbeau et la silhouette imposante de la dune du Pilat, que s’est ancrée la Villa Colette. Le voyage commence là où la terre se jette dans l’écume et pour atteindre le 39 boulevard de la Plage, il faut d’abord accepter de laisser le temps derrière soi, en traversant les villages qui émaillent la presqu’île : Claouey, les Piquey, Le Canon, puis le charme pittoresque de L’Herbe.
« L’un des meilleurs endroits au monde existe, quelque part en Europe, en France, à l’écart de tout ; il s’appelle le Cap Ferret. Et, dans ce meilleur endroit du monde, existe maintenant Villa Colette » , confiait Philippe Starck. Aussi, l’histoire de ce lieu est celle d’une rencontre entre sa vision et celle de l’audace entrepreneuriale de Laurent Taïeb. Ensemble, ils ont imaginé une résidence qui ne se contente pas d’héberger, mais qui met en musique l’esprit même du bassin.

Derrière une façade dont l’architecture néo-XIXe évoque l’élégance intemporelle des grandes demeures balnéaires, la Villa Colette se révèle être un monde fertile, une maison joyeuse pensée pour susciter un sentiment de jubilation profonde. Ici, loin des diktats de la mode éphémère, s’invente une version moderne et mutine du charme ferretcapien.
Le sommeil comme un voyage onirique
Passer le seuil de l’une des vingt-huit chambres et suites, c’est accepter de flotter entre le rêve et la réalité. Le décorateur a privilégié des teintes rose poudré qui capturent la lumière changeante du bassin, associées à un mobilier en acajou d’une rare distinction. Le détail qui interpelle l’œil est sans doute cette frise de photographies surréalistes qui court le long des murs, invitant l’esprit à vagabonder bien au-delà de la chambre.

Que la vue porte sur la pinède centenaire, sur le cœur battant du village ou sur l’horizon scintillant de la mer, chaque balcon et chaque terrasse est une invitation à ralentir la cadence. Les salles de bain, quant à elles, prolongent cette expérience de sophistication discrète et raffinée.
La table de Benjamin Six, entre terroir et horizon
Au centre de la villa, le restaurant s’affirme comme un théâtre de surprises quotidiennes. Sous une verrière baignée de clarté ou à la belle étoile, le chef Benjamin Six orchestre une partition culinaire d’une liberté totale. Sa cuisine, ciselée avec précision, fait dialoguer les produits de la pêche locale, livrés par les marins du matin, avec des influences glanées aux quatre coins du globe.
Le cadre lui-même participe à l’expérience : une galerie de miroirs, des portraits dissimulés et une argenterie scintillante créent une atmosphère où chaque repas devient une célébration. C’est un lieu où l’on se sent « ici », ancré dans le terroir landais, tout en étant transporté « ailleurs » par la finesse des saveurs internationales.
Le bar jaune citron de la Villa Colette, le coeur battant du salon
S’il est un cœur battant à la Villa Colette, c’est son bar, véritable boudoir teinté d’un « jaune citron » audacieux et solaire. Ce salon feutré, agrémenté d’un poêle d’un autre âge, est le théâtre de rituels qui rythment la journée des hôtes.

On s’y installe pour un café matinal face au bassin, on y revient pour un tea-time réconfortant après une escapade maritime, ou l’on s’y défie lors d’une partie de backgammon au coin du feu. À mesure que la lumière décline sur l’eau, l’ambiance se transforme sous les notes d’un piano en bois précieux, tandis que sont servis les cocktails signatures de la maison. C’est là que l’élégance se devine dans la simplicité d’un moment partagé.
L’expérience ferretcapienne : nager, pédaler, savourer
La Villa Colette n’est pas un lieu clos ; elle est une porte ouverte sur les éléments. Elle incite à des expériences à la fois simples et précieuses, dictées par le rythme des marées. On s’en va nager au lever du jour lorsque l’eau est encore miroir, on embarque sur une pinasse traditionnelle pour approcher le banc d’Arguin, ou l’on pédale à l’ombre des pins pour rejoindre les cabanes de L’Herbe.

La dégustation d’huîtres face à la mer, les pieds dans le sable, reste le point d’orgue de ce séjour où l’on finit par se sentir véritablement ferretcapien. Dans cette demeure où la nature donne le « la », chaque attention du personnel concourt à une hospitalité heureuse, faisant de chaque séjour une parenthèse enchantée.
Jessica Barre avec La Rédaction
Informations pratiques :
39 boulevard de la plage – 33970 Lège-Cap-Ferret
+33 5 35 75 75 35
Pour toute information complémentaire ou réservation, la villa est située au 39 Boulevard de la Plage à Lège-Cap-Ferret.
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