À la tête de Maison Numéro 20, Oscar Lucien Ono s’est imposé comme l’une des signatures incontournables de l’architecture intérieure. Entouré de son associé et compagnon de route, avec lequel il développe la vision créative et stratégique de son agence, il a su créer un véritable laboratoire d’élégance contemporaine. Entre collaborations avec Roche Bobois, réinterprétation du décor du Paradis Latin ou projets d’exception au Tropical Hôtel et aux Jardins du Pont-Neuf, il incarne une vision du luxe où l’émotion dialogue constamment avec l’élégance.
Ces dernières années, son travail s’est enrichi de collaborations mêlant hôtellerie, lieux de vie et résidences privées d’exception. On retrouve sa signature dans des suites et villas pensées comme de véritables décors cinématographiques, où chaque détail raconte une histoire. À Saint-Barth, il imagine pour le Tropical Hôtel un univers vibrant et solaire, jouant avec les influences vintages, les matières naturelles et une palette chromatique audacieuse. À Paris, la renaissance du Paradis Latin lui permet d’explorer un registre plus spectaculaire encore, en insufflant à ce lieu mythique une sophistication contemporaine sans trahir son héritage historique.
Son style repose sur l’art du contraste : le chaud face au froid, le féminin répondant au masculin, les matières brutes rencontrant les textures précieuses. Chez lui, chaque espace devient une narration sensorielle, pensée comme une mise en scène où les objets trouvent naturellement leur rôle. Cette capacité à créer des atmosphères immédiatement identifiables lui vaut aujourd’hui d’être sollicité bien au-delà des frontières françaises, aussi bien pour des hôtels confidentiels que pour des demeures privées ou des projets lifestyle.
Une créativité guidée par l’intuition
Avant de devenir le visage de Maison Numéro 20, Oscar Lucien Ono a pourtant connu plusieurs vies. Né à Toulon, élevé à Saint-Étienne, il poursuit ses études à Lyon avant d’intégrer l’École du Louvre. Il garde une admiration intacte pour son grand-père Lucien, dont il porte le prénom : « un véritable dandy-ouvrier », passionné de textile, de rubans et de passementerie, qui lui transmet très tôt le goût des arts et du beau geste. Bien avant d’en faire un métier, l’adolescent s’amusait déjà à transformer régulièrement l’appartement familial, comme un terrain d’expérimentation instinctif. Autodidacte dans un univers pourtant fermé et très codifié, il avance avec intuition et audace, développant un regard singulier où l’élégance n’exclut jamais la personnalité.
Cette liberté de ton est d’ailleurs devenue l’une de ses marques de fabrique. Là où certains recherchent une esthétique figée, Oscar Lucien Ono préfère composer des espaces vivants, sensibles, capables d’évoluer avec ceux qui les habitent. Une philosophie qu’il partage avec son associé, avec qui il construit des projets où créativité et exigence dialoguent en permanence.
Oscar Lucien Ono, la révélation médiatique
Une émission de décoration diffusée sur TF1 le révèle au grand public et fait rapidement de lui une référence en matière de tendances déco. Son énergie communicative, son écoute attentive et sa capacité à imaginer des univers immédiatement désirables séduisent. Les projets se multiplient alors à un rythme effréné : hôtels, restaurants, villas privées, appartements d’exception… De Paris à Miami, de Londres à Ibiza, de Saint-Barth à New York ou Genève, son esthétique traverse les frontières et attire une clientèle internationale en quête d’expériences singulières.
Parallèlement à ses réalisations, il développe également une réflexion plus globale autour de l’art de vivre contemporain. Ses collaborations avec des maisons de mobilier, d’édition et d’artisanat témoignent de cette volonté de créer des univers cohérents, où architecture intérieure, design, art et savoir-faire dialoguent naturellement.
Le goût des matières et de la mise en scène
Les matières occupent une place centrale dans son approche créative, et particulièrement le tissu, qu’il considère comme une matière vivante. Souvent, tout commence par là. Une texture, un tombé, une vibration textile deviennent le point de départ d’un décor. Contemporain ou classique, le traitement des étoffes imprime le rythme et l’atmosphère du lieu. Son écriture décorative joue volontiers des paradoxes. Bois, laques, cuirs patinés, métaux martelés cohabitent avec naturel, tandis que les couleurs — parfois flamboyantes — insufflent tension et caractère.
Sophistication, théâtralité et confort composent une signature immédiatement reconnaissable. Le détail n’y est jamais accessoire : il participe pleinement à l’émotion recherchée. Chez Oscar Lucien Ono, un luminaire, une poignée, une broderie ou une pièce de mobilier deviennent des éléments narratifs à part entière. Cette attention portée à la scénographie explique sans doute pourquoi ses intérieurs dégagent toujours une impression de chaleur et de présence.
Une vision émotionnelle du luxe
Pour Oscar Lucien Ono, le luxe ne se résume ni à l’ostentation ni à l’accumulation. Il réside dans l’espace, la subtilité, le plaisir des sens et la capacité d’un lieu à faire rêver. « Le luxe est un univers caractérisé par le plaisir, le désir et l’élégance. C’est une imagerie qui nous transporte, mais aussi un héritage », explique-t-il. Une philosophie qu’il traduit au quotidien par une exigence constante, nourrie par la volonté de dépasser les tendances et de rendre hommage au savoir-faire des artisans, véritables gardiens d’une excellence française admirée dans le monde entier.
Aujourd’hui, Oscar Lucien Ono poursuit le développement de Maison Numéro 20 avec la même énergie créative, multipliant les projets internationaux tout en affirmant un langage esthétique de plus en plus personnel. Soutenu par une équipe fidèle, il continue d’imaginer des lieux pensés non seulement pour être vus, mais surtout pour être vécus.
Portrait de Carole Schmitz
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