À la lecture du document qui annonce la réouverture du Basgi Basgi pour le 17 avril 2026, la promesse corse est si belle qu’on a déjà hâte de quitter le bureau pour aller vérifier si l’air y est aussi doux qu’on nous le décrit. Situé à seulement cinq minutes du centre de Saint-Florent, l’hôtel se présente comme une parenthèse suspendue entre la montagne et la mer. C’est le genre d’adresse qui, sur papier glacé, donne cette impression rare de « maison de famille » où l’on n’est pas un simple numéro de chambre, mais un invité attendu.
En corse, cela se prononce « Baji Baji », et c’est une expression qui se lance comme une promesse d’affection, le mot que l’on glisse pour dire que l’on se reverra. Et c’est tout l’esprit de cette proposition hôtelière. D’ailleurs, le restaurant « La Table » change de dimension cette saison avec l’arrivée du chef Simon Berna. Son CV impose le respect : La Grande Cascade, les cuisines de l’Élysée, Amandine Chaignot…. Pourtant, il ne semble pas venir pour faire du « show », mais pour proposer une cuisine sincère, aux influences italiennes assumées.

À ses côtés, Antonin Bergoin-Graziani, enfant de Saint-Florent, apporte sa connaissance intime du terrain. Il a tissé des liens avec les pêcheurs du golfe, les éleveurs et les maraîchers locaux pour garantir une carte 100 % locavore. On rêve déjà de goûter à son tataki de poisson frais ou à ses risottos de saison, le tout accompagné d’un vin pioché parmi les 150 références corses (bio ou naturelles) qu’Antonin a lui-même sélectionnées. Les soirées à « quatre mains » prévues avec des chefs invités cet été promettent d’être des moments de partage que l’on se languit de tester.
La Corse porte le souvenir des vignobles
L’établissement ne s’est pas implanté n’importe où : il a pris ses quartiers dans la toute première cave viticole de la région. On imagine sans peine ces murs en pierres calcaires, typiques du Nebbiu, qui ont vu passer des générations de vignerons avant d’être réveillés par l’architecte Marie Tomasini. Elle a visiblement voulu préserver cette âme brute tout en ouvrant de larges baies sur le jardin méditerranéen et la piscine.

En outre, si l’on en croit les descriptions de Léa Ueshima, l’architecte d’intérieur, on est loin du style épuré et parfois un peu froid des boutique-hôtels classiques. On nous promet une « esthétique solaire » qui mixerait des influences caribéennes avec le design Memphis. C’est intrigant, presque audacieux. Le dossier détaille un univers chromatique riche de terres ocres et de teintes vibrantes, une identité graphique forte signée Yohan Pedre qui semble vouloir bousculer les codes corses habituels. Chaque objet semble avoir été sourcé avec une exigence particulière, entre l’Europe et le bassin méditerranéen, pour créer un refuge qui invite au toucher autant qu’au regard. On a une curiosité non feinte pour ce duplex et cette suite familiale qui, sur le papier, semblent être des cocons de raffinement décontracté.
Une hospitalité corse qui bannit le plastique
Au-delà de l’esthétique et de l’assiette, ce qui nous séduit dans ce projet porté par Coline et Matthieu Marchini, c’est l’engagement écoresponsable qui ne semble pas être un simple argument marketing. Le dossier de presse évoque des actions concrètes avec l’engagement dans l’assiette au restaurant La Table. Le dossier souligne une approche 100 % circuit court .
Même le petit-déjeuner semble avoir été repensé comme un acte militant, mettant en avant les yaourts de brebis locaux et des jus de fruits anti-gaspi. Le jardin, quant à lui, privilégie un paysagisme endémique cultivé sans pesticides. C’est cette vision d’un luxe « sans ostentation », plus respectueux de la terre qui l’accueille, qui nous donne envie de boucler nos valises.

À la lecture du dossier de presse de Basgi Basgi, on sent une volonté de dépasser les simples discours marketing pour ancrer l’hôtel dans une démarche de durabilité très factuelle. Sur le papier, cet engagement écoresponsable se manifeste par des choix radicaux qui touchent tous les aspects du séjour. De plus, les produits d’accueil (savons, shampoings) ne sont plus présentés en formats individuels jetables, mais en vrac. Ils sont 100 % naturels et proviennent directement de la Savonnerie du Nebbiu, privilégiant ainsi l’artisanat local. Ainsi, la fin des mini-bars individuels remplacés par des « drink corners » collectifs pour économiser l’énergie, l’absence de plastique jetable, et des produits d’accueil en vrac issus de la Savonnerie du Nebbiu.
Rendez-vous est pris pour le printemps. D’ici là, on garde précieusement ce nom en tête, comme une petite musique insulaire qui nous rappelle que le vrai luxe, c’est peut-être simplement de savoir ralentir le temps. Vivement le 17 avril.
Informations pratiques :
Adresse et localisation : L’hôtel se situe au Lieu Dit Tettola, 20217 Saint-Florent, en Corse. Il est idéalement placé à seulement 5 minutes du centre-ville de Saint-Florent, à l’entrée du Cap Corse et à quelques pas de la mer Méditerranée.
Dates d’ouverture : Pour la saison 2026, l’établissement accueillera ses hôtes à partir du 17 avril 2026.
Hébergement : Ce boutique-hôtel 4 étoiles dispose de 28 chambres et suites. L’offre inclut des catégories variées comme un duplex et une suite familiale pour s’adapter à différents types de voyageurs.
Restauration : Le restaurant de l’hôtel, La Table, est dirigé par Antonin Bergoin-Graziani avec le chef Simon Berna en cuisine. Il propose une cuisine locavore et bistronomique.
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