Au Palais de la Porte Dorée, l’exposition Banlieues chéries est une immersion dans l’histoire des quartiers populaires pour dépasser les clichés qui les stigmatisent du XIXᵉ siècle à aujourd’hui. Réalisée avec le soutien de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) et de la Fédération nationale des Offices publics de l’Habitat (FOPH), l’exposition se tient du 11 avril au 17 août prochain.
Cette fois, pas de différences, tout le monde est soumis aux clichés dans l’exposition. Plus de 200 documents d’archives, vidéos, témoignages, photographies, peintures et d’installations ont été nécessaires pour donner vie à cette exposition et créer une porte d’entrée vers les banlieues.
Cette dernière s’inscrit dans la lutte contre les idées reçues que mène le Palais de la Porte Dorée. L’objectif de cet engagement est de donner une vision juste de l’histoire et des enjeux sociaux et politiques contemporains entre fiertés, tensions et créativité.
La réalité d’une grande diversité
« Nous avons eu comme parti pris la volonté de nous défaire des représentations anxiogènes, noires, des banlieues populaires. La banlieue désigne la mise au ban, le bannissement. Elle charrie donc tout un imaginaire dépréciatif, des représentations qui finalement ne nous font pas rêver. », révèle Emmanuel Bellanger, un historien ayant participé à la création de Banlieues chéries.

La richesse des documents à permis de déconstruire des idées préconçues souvent réductrices à l’encontre des banlieues. Souvent tenues à distance des quartiers résidentiels et bourgeois, les quartiers populaires sont le reflet d’une richesse sociale et culturelle, constitutive de l’histoire de France. C’est pourquoi, l’exposition rend hommage aux banlieues en tant que lieux de mémoire et de transmission.
Banlieues chéries est ouverte à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent « recadrer les clichés ».

